Quels sont les rapports du conscient et de l'inconscient?


Brouillon : premiers éléments.

l'inconscient " parle ", où il est le " discours de l'Autre " qui vit en nous
Par la cure analytique, les pulsions inconscientes deviennent conscientes ; ce qui permet au sujet de s'en libérer.
Quant àCarl Gustav Jung (1875-1961), il pose l'existence d'un " inconscient collectif " s'exprimant à travers les images symboliques communes, quoique avec des variantes, à toute l'humanité.

Du préfixe privatif in- et de conscient, d'où «qui n'est pas conscient».

1. Adjectif : Ce qui est dépourvu de conscience.
2. Ce qu'on ressent ou perçoit sans en prendre conscience (cf. les «petites perceptions» de Leibniz).
3. Nom : Chez Freud, l'inconscient est fait de tous les contenus psychiques (pulsions, désirs, souvenirs) qui sont refoulés hors de la conscience, et qui demeurent cependant actifs.
4. Inconscient collectif : désigne, chez Jung, l'ensemble des images et motifs qui symbolisent les instincts fondamentaux de l'homme.

• Freud, le fondateur de la psychanalyse, accorde une large place à l'étude des rêves et des actes manqués, qu'il considère comme des manifestations déguisées de l'inconscient.

• Certains philosophes nient l'existence de l'inconscient. Alain, par exemple, y voit une dangereuse valorisation de nos pulsions et de nos instincts, tandis que Sartre lui substitue la notion de mauvaise foi.
Du latin conscientia, «connaissance partagée» et «connaissance qu'on a de soi-même», «sentiment intime».

1. Intuition plus ou moins nette qu'a le sujet de son état et de son rapport au monde et à lui-même.
2. Connaissance qu'a l'esprit de ses actes et de ses états.
3. Conscience morale : sentiment par lequel le sujet juge de la moralité de ses actions et de celles des autres.

• On distingue généralement la conscience spontanée, par laquelle nous enregistrons simplement ce qui se passe en nous et en dehors de nous, et la conscience réfléchie, qui désigne le retour (ou ré-flexion) de notre esprit sur lui-même.

• Selon Rousseau, c'est par la conscience morale, «principe inné de justice et de vertu», «juge infaillible du bien et du mal», que l'homme peut s'élever au-dessus des bêtes et se rendre «semblable à Dieu».

• Pour Bergson, la conscience est avant tout une activité de synthèse qui rassemble et organise les expériences passées pour préparer le sujet à affronter les événements à venir, telle «un pont jeté entre le passé et l'avenir».


Internet:


Freud pense que les raisons profondes de nos actes ne sont pas toujours connues de nous. Nous agissons parfois automatiquement et sans comprendre pourquoi : certaines personnes ne peuvent supporter telle couleur ou tel chiffre, d'autres n'arrivent à s'endormir que dans certaines conditions...
Il y aurait donc quelque chose en moi que je souhaiterais inconsciemment et que ma conscience refuserait catégoriquement. Ce conflit conscience / inconscient fait de l'esprit une véritable dynamique psychique, c'est à dire un rapport constant de forces antagonistes dont nos actions, et par extension toute notre vie, en sont la fidèle traduction.

Citations:


David HUME (1711-1776)


• «Quand je pénètre au plus intime de ce que j'appelle moi-même, c'est toujours pour tomber sur une perception particulière ou sur une autre [...]. Je ne puis jamais arriver à me saisir moi-même sans une perception, et jamais je ne puis observer autre chose que la perception.»
Traité de la nature humaine, 1740 [Trad. A. Leroy, Aubier, p. 342]

 

Henri BERGSON (1859-1941)

• «La conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle: conscience est synonyme d'invention et de liberté.»
L'Évolution créatrice, 1907 [chap. III, in OEuvres, PUF, p. 718]

• «Sans donner de la conscience une définition qui serait moins claire qu'elle, je puis la caractériser par son trait le plus apparent: conscience signifie d'abord mémoire.»
L'Énergie spirituelle, 1919 [chap. I, "La conscience et la vie", in OEuvres, PUF, p. 818]

• «Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s'oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant: comment définir autrement l'inconscience?»
L'Énergie spirituelle, 1919 [chap. I, "La conscience et la vie", in OEuvres, PUF, p. 818]

 

Sujet: Quels sont les rapports du conscient et de l'inconscient?

Chaque individu humain possède le conscient et l'inconscient. Ethymologiquement, la conscience désigne la connaissance de soi-même. La conscience spontanée relève de tout ce qui nous parvient et que nous appercevons. La conscience réflexive est propre à l'homme, elle est synonyme d'invention et de liberté comme le pensait Bergson. Elle permet de retourner la conscience sur elle même et de réfléchir, d'analyser des situations présentes passées ou même à venir. Mais la conscience, en général, ne constitue certainement qu'une infime partie de la reflexion humaine permanente. En effet, l'éxistence de l'inconscient n'est plus à prouver, car "Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s'oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant", ce qui est encore une théorie de Bergson, selon laquelle l'inconscient serait une sorte d'archive illimitée du conscient. L'inconscience est plus importante que la conscience. Celà peut difficilement être contredit, car le rêve est intégralement composé d'informations hypnagogiques inconscientes. Or le sommeil implique le rêve, et le sommeil constitue plus de la moitié de la vie d'un être humain.De ce fait, plus de la moitié de l'activité reflexive humaine est inconsciente.
D'autre part on ne peut que mettre en relation le conscient et l'inconscient, sachant que certains rêves deviennent conscients au réveil, ce qui explique le fait que l'on puisse les analyser sans être contraint à une scéance d'hypnose appelant l'inconscient.
On peut donc se demander quels sont les rapports entre conscient et inconscient. Pour répondre à cette question, il faudra, tout d'abord, définir plus précisément l'inconscient et son rôle, pour pouvoir le différencier du conscient.
On verra ensuite que l'inconscient peut se trahir et se révéler au conscient, qui peut, lui, occulter certaines perceptions. Ainsi on observera les conséquences de l'inconscient.
Pour finir, certaines pathologies seront étudiées. Elles s'expliquent, et peuvent parfois se guerrir, grâce à une liaison entre l'inconscient et le conscient.

Selon Freud, nous ne connaissons pas toujours les motivations profondes de nos actes. Mais peut on dire pour autant que nous ne sommes pas responsables de ceux-ci? L'inconscient est fait de tous les contenus psychiques refoulés hors de la conscience, et demeurant cependant actifs. Une partie de l'inconscient seulement fait partie du moi, mais son intégralité appartient à l'individu humain. Chaque acte, chaque mouvement, chaque mot et chaque sentiment a une signification, de quelque nature qu'elle soit. L'individu est donc responsable de ces phénomènes, même si certains ne peuvent être expliqués par l'individu qui les engendrent, car ils sont d'ordre inconscients.
Les rêves, par exemple, peuvent être oubliés. Un individu humain, s'il dort, rêve obligatoirement, mais il ne se rapelle pas toujours ce dont il a rêvé. C'est à dire qu'il ne peut pas toujours transférer les signes, receptionnés inconsciemment par le psychisme pendant la nuit, vers son conscient, pour les analyser.
Le rêve est une accumulation d'informations hypnagogigues inconscientes. C'est un reflux des perceptions de l'individu qui se mêlent dans une alchimie confuse aux aperceptions de celui-ci. (soit-dit en passant, on ne peux donc pas parler de rêve prémonitoire, mais de raisonnement logique assemblant une suite de perceptions inconscientes et d'apperceptions, menant à des conclusions.) On peut comparer la différence entre les mots "perception" et "apperception" avec celle que l'on trouve entre "voir" et "regarder", ainsi qu'entre "entendre" et "écouter". L'une est inconsciente, l'autre est consciente. On peut préciser ces définitions en prenant un exemple: on regarde un film au cinéma et notre conscience est focalisée sur les sons et les images. Mais certains détails peuvent nous échaper. Lorsqu'on nous les montre, après la projection, hors de leur contexte, on pense qu'ils n'étaient pas dans le film. En revanche, si l'on nous repasse la scène contenant le dit détail en nous le montrant, on prendra conscience de sa présence. On l'avait vu, et donc perçu, mais il n'a pas été objet conscienciel: on ne l'avait pas regardé, et de ce fait pas apperçu.
On peut encore prouver l'existences des liaisons entre conscient et inconscient par l'intervention du subliminal dans nos apperceptions: je conduits depuis un an, et cette courte expérience m'a permit d'observer le phénomène suivant: lorsque je conduis sur l'autoroute et que l'aiguïlle atteint les 130 kilomètres par heure, je baisse les yeux vers le compteur: mon inconscient a perçu l'aiguïlle et a, en quelque sorte, guidé mon regard vers celle-ci à un instant critique.
Ce genre de prises de conscience sont les instances qui révèlent l'inconscience. Elles sont sa manifestation extérieure perceptible.Au même titre, un lapsus est une révélation de l'inconscient. Il peut trahir un sentiment profond par la déformation d'un mot en un autre.

 

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