Faut-il attendre de la philosophie qu'elle nous aide à mieux vivre ?


Prendre la vie avec philosophie, peut signifier la "prendre du bon côté", sans se faire trop de soucis ou se poser trop de problèmes. En ce sens spontané et très simpliste, la philosophie aiderait donc à mieux vivre. Pourtant, dès que l'on commence vraiment à philosopher, on perd ses certitudes, on voit ses opinions et savoirs remis en cause. La philosophie pourrait donc aussi nous faire perdre un cerain confort ou une tranquillité de vie, donc amener à ce que nous vivons moins bien. Il nous faut donc réfléchir plus profondément à ce que peut apporter la philosophie, mieux la définir et comprendre ce que veut dire "mieux vivre". Nous verrons d'abord en quoi la philosphie peut nous aider à mieux vivre, ensuite qu'elle parvient à ce résultat au moyen d'un profond changement de notre manière de vivre, parfois ressenti comme difficile et inconfortable et enfin nous examinerons s'il ne faut pas attendre de la philosophie une toute autre chose qu'une aide à mieux vivre.

A) 1.Mieux vivre a un sens quantitatif et qualitatif. Il est inutile et absurde d'attendre de la philo une attente matérielle et pratique de l'existence. Elle n'est pas une technique et une connaissance en vue de fin pratique. Elle ne s'apparente pas non plus à un savoir ou une technique en vue d'un bénéfice thérapeutique. La philo ne cherche pas une justification en mettant en avant une utilité.

2.Pourtant, la philo s'est aussi définie comme recherche de la bonne facon de vivre. Ainsi, ds l'antiquité, certaines écoles de philo celle d'épicure ou encore les stoïciens, proposent une morale et un comportement qui apportent une absence de troubles ou encore une sérénité à ceux qui les suivent

3.Mieux vivre désigne donc une amélioration qualitative de l'existence, il ne s'agit pas de vivre plus facilement mais vivre à un niveau de qualité plus élevé. Il s'agit de viser un idéal de vie. Le mieux ne signifie donc pas plus facile.


B)La philo amène à penser l'existence et en cela suscite des questions. On passe donc de la certitude au doute dans un etat penible. 2. en remettant en cause des certitudes admises, le philosophe doit parfois assumer une "marginalité" par rapport a la société.Socrate, en montrant que ceux qui prétendent savoir ignorent le plus svt leur ignorance se créent des ennemis, et , en dépit de la présence de certains disciples, tombe ds cette marginalité. 3. Entrer dans la questionnement philosophique, c'est assumer et construire sa singularité. Il est tres probable que le systeme social va entrer ds un rapport d'opposition avec cette singularité. 4. Mieux vivre est une fin et non le moyen de la philo. Paradoxalement, en voulant atteindre un idéal de vie, le philosophe rencontre des difficultés parce quil soirt de la vie spontanée et presque non consciente. Est-ce un sort qui lui est réservé ou celui de ceux qui visent à progresser?

C) 1. Peut on définir la philo par rapport au mieux être ou aux difficultés qu'elle apporte ? La fin de la philo n'est pas obligatoirement d'apporter un mieux être ou a l'inverse des difficultés supplémentaires. L'astronomie est elle définie par ses csq sur la vie de l'astronome ? Peut on reduire les maths a leurs csq sur la vie humaine.? 2. Il y a une dimension purement THEORIQUE(qui vise a la connaissance et non a l'action) de la philo. Ainsi, aristote definit il le bonheur comme la satisfaction de cet idéal théorétique : la sage est celui qui comprend la réalité en sa totalité. Il y a un plaisir proprement intellectuel à comprendre la realité et c'est ce plaisir que vit la philosphe. 3.On peut donc aussi faire de la philo sans viser d'abord un mieux etre. On ne peut reduire la valeur d'un savoir ou d'un questionnement a son utilité, ou a ses retombées sur l'existence. Il y a un plaisir et un interet de la connaissance en dehors de la connaissance dans notre existence.

Corrigé du professeur, merci à Hélène, TL.