Peut-on être indifférent à la vérité ?

(Ce corrigé est constitué simplement de conseils du professeur)

I. La forme


" Peut-on " se prend ici dans les deux sens de possibilité et de légitimité, à quelle condition puis je être indifférent à la vérité, si cela est possible, est-ce souhaitable voire indispensable ?

II. Signification


" Etre indifférent " renvoie au fait de ne pas être affecté mais désigne aussi un état auquel on parvient en opposant les effets de mobiles divergents.
" La vérité " peut s'entendre comme confrontation à un énoncé vrai ( rappel: vérité formelle# vérité matérielle) mais aussi comme concept général de vérité
Ces quatre sens devront être articulés, il faudra bien caractériser les relations qu'il entretiennent

III. Point de départ de la réflexion


On pense spontanément que l'évidence de la vérité s'impose à moi immédiatement lorsque j'y suis confronté. Mais s'il en est ainsi alors il devient impossible d'être indifférent à la vérité.
Bref, lorsqu'on adhère à une vérité la médiation de la volonté est-elle nécessaire ?
Dans l'attitude pragmatique on admet une telle possibilité et l'on considère que c'est légitime, au nom de l'intérêt du sujet. Une telle attitude est-elle légitime dans quelques circonstances ou dans tous les cas?

IV. Pistes de lecture


Platon, République, VII
Descartes, Discours de la méthode, II
James, Le pragmatisme. " Le mot vrai désigne tout ce qui se constate comme bon sous la forme d'une croyance "
Nietzsche, Volonté de puissance, T 1, L 2, && 282, 289, 305


Merci à Borik pour ce corrigé. Pour toute critique ou erreur, n'hésitez pas à lui écrire.